Certification QUALIOPI : le témoignage de JD FORMATION
À travers le témoignage de John Da Silveira, directeur et responsable pédagogique de JD FORMATION, découvrez le parcours d’un professionnel engagé dans la formation et le bilan de compétences.
John Da Silveira – Directeur et Responsable Pédagogique de JD FORMATION
JD FORMATION : du numérique à la formation professionnelle
- Pouvez-vous nous présenter JD FORMATION, votre parcours et les activités que vous développez aujourd’hui ?
JD FORMATION est un organisme de formation professionnelle qui accompagne les salariés, les demandeurs d’emploi, les indépendants, les dirigeants d’entreprise et les personnes en transition professionnelle.
Je suis John Da Silveira, directeur et responsable pédagogique de JD FORMATION. Mon parcours s’est principalement construit dans le numérique, avec près de dix années d’expérience dans le référencement naturel, la stratégie digitale et l’accompagnement de projets, en France comme à l’international.
Selon moi, l’une des clés pour devenir un bon formateur — et, par extension, construire un organisme de formation pertinent — réside dans la curiosité. Il faut s’intéresser aux différents univers professionnels, comprendre les problématiques rencontrées par les entreprises et déterminer comment la formation peut y apporter des réponses concrètes et adaptées.
C’est dans cet esprit que l’offre de JD FORMATION s’est progressivement diversifiée. En complément de nos activités historiques dans le numérique, le référencement, l’intelligence artificielle et l’automatisation, nous avons développé des prestations consacrées à l’accessibilité, à l’inclusion des personnes en situation de handicap, à l’adaptation des logements ainsi qu’aux bilans de compétences.
Cette diversification ne relève pas d’une simple volonté d’élargir notre catalogue. Elle répond à des besoins professionnels et sociétaux que nous avons identifiés sur le terrain. Notre ambition est de construire des parcours utiles, personnalisés et directement applicables dans la vie professionnelle.
- Vous avez un parcours fortement lié au numérique et au SEO. Comment êtes-vous arrivé dans le monde de la formation professionnelle ?
C’est une très bonne question, car mon arrivée dans la formation professionnelle est liée à une anecdote assez inattendue.
Mes premiers pas dans la formation remontent aux alentours de 2020. Après plusieurs années d’expérience professionnelle dans le digital et le web, notamment à Bruxelles, j’ai souhaité revenir à Paris afin de faire reconnaître et de consolider mon expérience par l’obtention d’un Master.
J’étais alors le seul étudiant de ma promotion à être déjà en CDI, au sein de l’agence SEO.fr. Pendant un cours consacré au référencement naturel — qui était précisément mon domaine d’expertise — je me suis rendu compte que certaines informations enseignées n’étaient plus d’actualité depuis près de dix ans.
Plutôt que de simplement critiquer la situation, je suis allé voir la directrice de l’établissement et je lui ai proposé de tenter moi-même l’expérience de la formation. À ce moment-là, je ne savais absolument pas où cette initiative allait me conduire.
J’ai ainsi fait mes premières armes en tant que formateur au sein de l’école ISCG à Paris. Cette expérience a été une véritable révélation. J’ai découvert que transmettre une expertise, rendre accessibles des sujets techniques et observer la progression des apprenants me passionnaient profondément.
Par la suite, j’ai enseigné dans l’enseignement supérieur, en français comme en anglais, en France et à l’étranger, notamment à Malte. J’ai ensuite obtenu mon numéro de déclaration d’activité afin de développer une activité de formation professionnelle plus structurée et de me concentrer davantage sur l’accompagnement des organismes de formation, des entreprises et des publics professionnels.
Un engagement pour l’avenir de la formation professionnelle
- Vous avez récemment pris la fonction de Directeur régional Hauts-de-France du SYCFI. Pourquoi cet engagement et quel regard portez-vous aujourd’hui sur le secteur de la formation professionnelle ?
Mon engagement auprès du SYCFI répond à une volonté de contribuer collectivement à la professionnalisation, à la représentation et à la reconnaissance des formateurs et consultants indépendants.
La formation professionnelle traverse actuellement une période de transformation importante. Les attentes en matière de qualité, de conformité et de résultats sont de plus en plus élevées. Parallèlement, les évolutions technologiques, notamment l’intelligence artificielle, transforment rapidement les métiers et les compétences attendues.
Les difficultés rencontrées par les organismes de formation en matière de financement sont également bien réelles. Grâce à notre implication et à la diversité de nos activités, nous avons appris à travailler avec plusieurs dispositifs : les aides de France Travail, comme l’AIF, la POEI ou la POEC, les prises en charge des OPCO, ainsi que certains financements régionaux ou européens.
Il existe malheureusement des abus dans l’utilisation des financements consacrés à la formation professionnelle. Ceux-ci ont des conséquences sur l’ensemble du secteur et renforcent les contraintes auxquelles doivent répondre les organismes sérieux, engagés et respectueux de la réglementation.
Pour autant, il ne faut pas perdre de vue le rôle fondamental de la formation professionnelle. Elle permet à de nombreuses personnes de retrouver un emploi, d’évoluer, de se reconvertir ou de développer leur activité. Elle aide également les entreprises à s’adapter aux transformations économiques, technologiques et sociales.
Dans le cadre de ma fonction de Directeur régional Hauts-de-France du SYCFI, je considère qu’il est de notre devoir de défendre cette profession, d’encourager l’entraide entre ses acteurs et de démontrer aux pouvoirs publics le sérieux, l’utilité et les retombées positives de nos activités.
Il est essentiel que les professionnels de terrain puissent participer aux réflexions sur l’avenir de la formation en France et faire remonter les réalités rencontrées quotidiennement par les organismes, les formateurs, les entreprises et les bénéficiaires.
Le bilan de compétences, bien au-delà de la reconversion professionnelle
- JD FORMATION est certifié QUALIOPI pour les actions de formation, mais également pour les bilans de compétences, une activité que l’on connaît parfois moins. Pourquoi avez-vous choisi de la développer ?
Nous avons choisi de développer le bilan de compétences parce qu’avant de se former, il est parfois nécessaire de prendre du recul et de déterminer précisément la direction que l’on souhaite donner à son parcours.
Nous rencontrons régulièrement des personnes qui ressentent le besoin de changer de métier, de retrouver du sens, d’évoluer dans leur entreprise ou simplement de mieux identifier leurs compétences. Elles n’ont pas toujours immédiatement besoin d’une formation : elles ont d’abord besoin d’un espace structuré pour analyser leur situation et construire un projet réaliste.
Cette réflexion peut produire, à court comme à long terme, des bénéfices déterminants pour le bénéficiaire. Elle permet notamment de vérifier la cohérence et la faisabilité d’un projet professionnel, de mieux identifier les compétences à développer et de construire un plan d’action progressif.
Un projet solidement défini et argumenté peut également faciliter la présentation d’une demande de formation ou de financement auprès des interlocuteurs concernés, sans toutefois garantir l’acceptation de cette prise en charge.
Le bilan de compétences peut aussi contribuer à prévenir certaines situations professionnelles difficiles. Il peut aider une personne à sortir d’un environnement devenu néfaste, à retrouver de la motivation ou à identifier une orientation plus compatible avec ses aspirations et ses valeurs. Pour un dirigeant, il peut également permettre d’anticiper certaines difficultés humaines ou organisationnelles au sein de son entreprise.
Le bilan de compétences complète donc naturellement nos actions de formation. Il nous permet d’intervenir en amont, au moment où la personne s’interroge, puis de l’aider à transformer cette réflexion en un projet professionnel concret, cohérent et épanouissant.
- À qui s’adresse aujourd’hui le bilan de compétences et dans quelles situations peut-il être particulièrement utile ?
Le bilan de compétences peut s’adresser à un salarié, un demandeur d’emploi, un travailleur indépendant, un dirigeant ou toute personne souhaitant réfléchir à la suite de son parcours professionnel.
Il peut être particulièrement utile lorsqu’une personne :
- Envisage une reconversion professionnelle ;
- Souhaite évoluer vers de nouvelles responsabilités ;
- Ressent une perte de motivation ou de sens dans son activité ;
- Veut identifier et valoriser ses compétences transférables ;
- Prépare un projet de création d’entreprise ;
- Souhaite anticiper une évolution ou une transformation de son métier ;
- Revient dans la vie professionnelle après une période d’interruption ;
- Cherche à sécuriser un projet de formation.
Le bilan apporte une méthode, un cadre confidentiel et un accompagnement individualisé. Il ne donne pas une réponse toute faite : il aide la personne à construire une décision éclairée et à devenir pleinement actrice de son projet.
- Le bilan de compétences est parfois associé uniquement à la reconversion professionnelle. Est-ce une idée reçue ?
Oui, c’est une idée reçue. La reconversion est l’un des motifs les plus connus, mais elle est loin d’être le seul.
Un bilan de compétences peut permettre de confirmer un projet, de préparer une évolution interne, de reprendre confiance en ses capacités, de mieux valoriser son expérience, de développer une activité entrepreneuriale ou de redéfinir ses priorités professionnelles.
Il peut également conduire une personne à décider de rester dans son métier, tout en faisant évoluer ses missions, son environnement de travail ou son niveau de responsabilité. L’objectif n’est pas nécessairement de changer de profession, mais de mieux comprendre son parcours et de prendre une décision fondée sur ses compétences, ses motivations, ses contraintes et les réalités du marché.
Le bilan peut également aider à identifier précisément les compétences manquantes et les formations nécessaires à la réalisation d’un projet. Lorsqu’un besoin de formation est clairement relié à un objectif professionnel réaliste et argumenté, cela peut contribuer à rendre une demande de financement plus cohérente auprès de l’organisme compétent.
Il est toutefois important de préciser qu’un bilan de compétences ne garantit pas l’obtention d’un financement. Il permet surtout de structurer le projet, d’en démontrer la pertinence et de mieux préparer les démarches qui en découlent.
QUALIOPI : structurer et faire évoluer son organisme de formation
- Pourquoi avoir engagé JD FORMATION dans une démarche de certification QUALIOPI pour vos deux catégories d’actions : formation et bilan de compétences ?
Nous avons souhaité engager JD FORMATION dans la certification QUALIOPI pour inscrire l’ensemble de nos activités dans un cadre qualité cohérent, aussi bien pour les actions de formation que pour les bilans de compétences.
Cette démarche correspond à notre volonté de proposer des prestations structurées, transparentes et adaptées aux besoins réels des bénéficiaires. Elle nous conduit notamment à formaliser l’analyse du besoin, les objectifs, les modalités d’accompagnement, les méthodes d’évaluation et le suivi de la satisfaction.
La certification permet également, lorsque les autres conditions réglementaires sont réunies, de rendre certaines prestations accessibles par l’intermédiaire de financements publics ou mutualisés. Cette dimension est importante, mais notre engagement ne se limite pas à l’accès au financement : QUALIOPI constitue avant tout un cadre de travail qui soutient notre démarche d’amélioration continue.
- Qu’est-ce que QUALIOPI apporte concrètement à votre organisation ?
QUALIOPI apporte avant tout un cadre structurant à l’ensemble de notre organisation.
La démarche nous aide à mieux formaliser chaque étape du parcours : l’information du public, l’analyse des besoins, le positionnement initial, la définition des objectifs, l’adaptation de la prestation, le suivi de l’assiduité, l’évaluation des acquis et le recueil des appréciations.
La certification atteste également de la conformité de nos processus aux exigences du Référentiel national qualité. Pour nos apprenants, nos entreprises clientes et nos partenaires, elle constitue un repère important concernant le sérieux de notre organisation, la qualité de notre accompagnement et l’attention portée aux besoins de chaque bénéficiaire.
Elle nous permet d’assurer une meilleure traçabilité des actions réalisées et d’harmoniser nos pratiques lorsque plusieurs formateurs ou intervenants participent aux prestations. Elle nous encourage également à prendre régulièrement du recul sur notre fonctionnement et à inscrire JD FORMATION dans une véritable dynamique d’amélioration continue.
Cette volonté de contribuer plus largement à la qualité et à l’avenir de la profession nous a également conduits à rejoindre le SYCFI, puis à nous engager dans son organisation régionale.
À travers ma fonction de Directeur régional Hauts-de-France, je souhaite participer aux réflexions portant sur les évolutions réglementaires, économiques et sociales qui concernent la formation professionnelle. Il est essentiel que les acteurs de terrain puissent dialoguer avec les organisations professionnelles et les pouvoirs publics, notamment sur les décisions relevant du ministère du Travail, du ministère de l’Économie et des institutions chargées de la formation professionnelle.
Notre ambition n’est donc pas uniquement d’être reconnus pour la qualité de nos propres formations. Nous souhaitons également être acteurs de l’avenir de la profession en France.
- Certaines exigences du référentiel ont-elles fait évoluer vos pratiques ou votre manière de concevoir vos prestations ?
Oui. Le référentiel nous a notamment conduits à approfondir la formalisation de l’analyse des besoins et du positionnement préalable.
Avant chaque prestation, nous cherchons à mieux comprendre le niveau initial du bénéficiaire, son environnement professionnel, ses contraintes, ses attentes et les compétences qu’il souhaite réellement développer. Cela nous permet d’adapter plus précisément les contenus, les méthodes pédagogiques et les modalités d’évaluation.
Nous avons également renforcé nos outils de suivi, nos questionnaires d’évaluation à chaud et à froid, ainsi que la distinction entre l’appréciation du bénéficiaire et celle de l’entreprise lorsqu’elle est également partie prenante de la formation.
La démarche nous a enfin permis d’améliorer la gestion des réclamations, le suivi des intervenants, la veille professionnelle et réglementaire et l’exploitation des retours dans une logique d’amélioration continue.
L’expérience QUALIANOR
- Pourquoi avoir choisi QUALIANOR Certification et quel regard portez-vous sur votre expérience de certification avec leurs équipes ?
Nous recherchions un organisme certificateur capable de nous transmettre des informations claires, de répondre à nos interrogations et de nous accompagner dans la compréhension des exigences du Référentiel national qualité.
La qualité des informations transmises par Armelle Tréguier, ainsi que la disponibilité et le professionnalisme de l’ensemble de l’équipe, notamment de Théo Guzzo, nous ont confortés dans notre choix. Ces échanges nous ont surtout rassurés quant à la décision que nous avions prise de faire confiance à QUALIANOR Certification.
Notre expérience nous a permis d’aborder la certification comme une véritable démarche de progression. Les échanges ont été exigeants, mais également clairs et constructifs. Ils nous ont aidés à mieux comprendre certaines attentes du référentiel, à identifier les points forts de JD FORMATION et à repérer les axes sur lesquels notre organisation pouvait encore évoluer.
Nous avons également apprécié le fait que la relation ne se limite pas à un simple contrôle documentaire. Nous avons trouvé auprès des équipes de QUALIANOR une qualité d’écoute et d’information qui nous a permis de vivre cette démarche avec davantage de sérénité.
« Aujourd’hui, nous sommes pleinement satisfaits d’avoir choisi QUALIANOR Certification et d’avoir rejoint les organismes certifiés par leurs équipes. »
John Da Silveira – JD FORMATION
Les conseils de JD FORMATION
- Quel conseil donneriez-vous à un organisme qui s’engage aujourd’hui dans une démarche QUALIOPI ?
Mon premier conseil serait de ne surtout pas considérer QUALIOPI comme une simple accumulation de documents à produire pour réussir un audit.
Il faut davantage l’envisager comme un cahier des charges capable de guider la ligne directrice et l’organisation de l’entreprise. En étudiant attentivement les différents indicateurs, on se rend compte qu’ils suivent une véritable cohérence et qu’ils couvrent l’ensemble du processus de formation : depuis l’information du public et l’analyse du besoin jusqu’à la réalisation de la prestation, au suivi du bénéficiaire et à l’amélioration continue.
Les procédures et les éléments de preuve doivent correspondre aux pratiques réellement mises en œuvre. Produire des documents uniquement pour l’audit, sans les intégrer au fonctionnement quotidien de l’organisme, ferait perdre une grande partie de l’intérêt de la démarche.
Je conseillerais donc de construire son système qualité progressivement, de conserver les preuves au fil de l’activité et d’impliquer les formateurs comme les équipes administratives dans son application.
QUALIOPI peut ainsi devenir un véritable outil de pilotage. La certification ne sert pas seulement à répondre à une obligation ou à accéder à certains dispositifs de financement : elle peut aider l’organisme à clarifier ses pratiques, à mieux accompagner ses bénéficiaires et à consolider durablement son fonctionnement.
- Quel conseil donneriez-vous à une personne qui s’interroge sur son avenir professionnel et hésite à réaliser un bilan de compétences ?
Je lui conseillerais de ne pas attendre d’être totalement certaine de vouloir changer de métier. Le doute et les interrogations constituent justement des raisons pertinentes pour entreprendre cette démarche.
Réaliser un bilan de compétences ne signifie pas prendre immédiatement une décision radicale. C’est avant tout s’accorder un temps de réflexion pour mieux comprendre son parcours, identifier ses forces, clarifier ses motivations et confronter ses idées à la réalité.
Il est toutefois important de choisir un organisme avec lequel une relation de confiance peut s’établir et de vérifier que l’accompagnement sera réellement individualisé. Un bilan pertinent ne doit pas orienter la personne vers une solution prédéterminée. Il doit l’aider à construire son propre projet, à son rythme, avec lucidité et méthode.
J’ajouterais enfin qu’il ne faut pas considérer le bilan de compétences comme un constat sur le passé, mais comme un point de départ vers la suite de son parcours.



Accréditation COFRAC Certification de Systèmes de Management n°4-0591, portée disponible sur
Accréditation COFRAC Produits, Procédés et Services n°5-0589, portée disponible sur 
